Mathilde Tissier

Je suis le fruit d’une longue filiation d’artistes : mes arrière-grands-parents, grands-parents et parents furent tour à tour peintres, miniaturistes et plasticiens, dont une grand-mère première femme Prix de Rome de peinture.

Après avoir tenté les Beaux-Arts de Paris sur dérogation, compte tenu de mon jeune âge, j’intègre finalement cette prestigieuse école l’année suivante, en 1983.

Mes premières expositions se déroulent au début chez moi, à grand renfort de musique, de danse, avec beaucoup de monde. Puis ma première grande exposition — à la Grande Masse des Beaux-Arts de Paris — est l’occasion de ventes très gratifiantes, ainsi qu’une vente aux enchères à l’hôtel Drouot.

À l’occasion d’un séjour à Wallis je me lie d’amitié avec le peintre Jean Michon, originaire de Tahiti, dont le travail entre en résonance avec les aspirations érotiques et féministes de mes créations.

Ainsi, durant le confinement de 2020, j’entame la réalisation de « Tous en boites », dioramas présentant des scènes d’horreur ou des scènes de vie quotidienne, fabriqués avec les moyens du bord en techniques mixtes, que je poste sur les réseaux sociaux et que je poursuis encore.

Au sortir de la sombre période du Covid, une collaboration avec Denis Bernier nous réjouit par une série parodique et érotique sur le thème des toiles de Jouy.

À présent installée sur la côte atlantique, d’autres séries dessinées et collages se prolongent : notamment « les Aquatiques », « les P’tites Meufs de Math », les « Envolées Bottées », et une série illustrée pour un recueil de poèmes érotiques.

Son livre