Alors que l’Iran traverse une nouvelle séquence de violences, de répression et de silence imposé, La Route de la Soie – Éditions souhaite rappeler à ses lecteurs la voix d’une femme, d’une poétesse, d’une exilée : Tahoura Tabatabaï-Vergnet.
Son recueil Le Cri de la Perse n’est pas un livre de circonstance. Il est un livre de mémoire, de résistance et de dignité. Un livre écrit bien avant les images qui aujourd’hui circulent dans les médias, mais qui, tragiquement, les éclaire avec une justesse bouleversante.
Une voix née de l’exil et de la douleur
Née en Iran, contrainte à l’exil, Tahoura Tabatabaï-Vergnet écrit depuis la fracture : celle d’un pays qu’on aime mais qui vous rejette, celle d’une culture qu’on porte mais qu’on ne peut plus habiter. Sa poésie est traversée par la Perse ancienne, ses jardins, ses mythes, sa langue millénaire — mais aussi par la violence faite aux femmes, par la censure, par l’arrachement.
Dans Le Cri de la Perse , chaque poème est une stèle fragile, une parole arrachée au silence :
« Je suis née de la poussière et du feu,
mais on m’a appris à me taire.
Alors j’ai fait de mes larmes une langue. »
Quand la poésie devient acte de résistance
Aujourd’hui, alors que des femmes iraniennes continuent de risquer leur vie pour un voile retiré, un chant, un regard, ces poèmes résonnent comme une archive sensible de la douleur collective — mais aussi comme un manifeste pour la liberté.
Ce livre ne parle pas sur l’Iran.
Il parle depuis l’Iran, depuis ses blessures invisibles, depuis ses voix étouffées.
Depuis sa création, La Route de la Soie – Éditions s’est donnée pour vocation de faire circuler les voix que l’on n’entend pas, de tisser des ponts entre les cultures, de faire de la littérature un espace de rencontre, de mémoire et de justice. Rappeler aujourd’hui l’œuvre de Tahoura Tabatabai-Vergnet, c’est affirmer que la poésie n’est jamais neutre. Qu’elle est une forme de veille, un acte de transmission, un refus de l’oubli.
À (re)découvrir : Le Cri de la Perse
Parce que certains cris traversent le temps. Parce que certaines voix ne doivent jamais se taire.

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